Rencontre Avec Berelle


Avant propos


L'Alliance Française est une organisation qui, dans le cadre de la francophonie, assure la promotion de toutes les cultures francophones du monde. C'est dans ce cadre que l 'AFSCV est heureuse d'inviter ses lecteurs et adhérents à visiter un pays encore peu connu de l'Afrique de l'Ouest francophone : le Burkina Faso où un membre du Conseil d'Administration se rend régulièrement, en immersion totale dans un petit village.  

Grâce à cette expérience directe, les lecteurs plongeront dans la vie de ce village. Ils partageront le lot quotidien des habitants dont l'univers leur paraîtra bien lointain mais dont finalement, ils pourront se rapprocher. Nous célébrons ainsi la francophonie qui enrichit notre culture par sa formidable diversité et contribue au dialogue entre les peuples.

Ma rencontre avec Berelle (Premiere Chronique)


C'était au mois de mars 2011. Une envie urgente d'infléchir le cours de ma vie me poussa à me rendre dans un pays dont le nom n'évoquait rien à la plupart des personnes de ma connaissance: le Burkina Faso, le pays des hommes intègres. Ancienne colonie française, ce pays enclavé de l'Afrique Occidentale s'est appelé Haute Volta jusqu'en 1980.  

Dans le cadre du tourisme solidaire, j'avais sauté dans l'inconnu sans parachute et j'avais atterri dans la brousse burkinabé, à 4 heures de route au sud de la capitale Ouagadougou. Dans un village, au bout d'une piste en latérite, défoncée, mon regard a rencontré celui d'une petite fille peule de six ans et ma vie en a été bouleversée.  

C'est elle qui me ramène au Burkina deux fois par an. C'est grâce à elle que j'ai vécu en immersion complète dans le village peul, c'est grâce à elle que j'ai passé plusieurs journées dans une salle de classe face à 70 jeunes élèves. Berelle appartient à l'ethnie peule, une des principales ethnies du Burkina Faso. Les peuls sont un peuple de nomades, des pasteurs qui sillonnaient le Sahara déjà aux temps préhistoriques. Dans les rubriques qui suivront celle-ci, je vous emmènerai en compagnie de Berelle visiter son école, sa famille et d'autres villageois. Vous assisterez au labeur des femmes, vous partagerez leurs repas. Je vous dis donc à très bientôt sur cette page. Et comme on dit en langue mooré (l'une des principales langues au Burkina) »Yindaré », au revoir.