C'est par la traque puis la vengeance d'un fugitif que débute ce recueil de récits, et c'est dans l'énigme d'un meurtre inexpliqué qu'il se referme. Comme si une part de la vérité du monde - la plus inhumaine, celle qui stigmatise l'histoire intime ou collective - devait à jamais défier notre raison. De toutes époques et de tous lieux, les personnages de ce livre ont cette expérience en partage, qu'ils assument dans la proximité de la mort. Désespérés ou lucides, ils revisitent leurs illusions, admettent leurs fautes ou retiennent un instant encore les ultimes bonheurs de l'existence. Animé d'une empathie et d'une oralité puissantes, ce volume composé entre 2000 et 2007, marqué par les thèmes de Cris, de La Mort du roi Tsongor, du Soleil des Scorta ou d'Eldorado, a grandi dans les interstices d'une œuvre romanesque désormais traduite et lue dans le monde entier.
Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond 'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame ... Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?
"Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s'inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l'oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m'emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D'après les rapports internes, il s'agit d'un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c'était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans. Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ?".
"Je viens d'ailleurs" raconte par fragments vingt ans de la vie d'une jeune iranienne révoltée par la violence du régime islamique. Entre fiction et témoignage, ce roman donne à voir, à entendre , à comprendre l'Iran quotidien.
Tout commence à Berlin en 1936. Journaliste à Paris-Soir, alors qu'il vient de s'entretenir avec le chancelier Hitler, Bertrand Renaud de Thorenc rencontre une jeune femme, Geneviève Villars. Ils vont s'aimer aussitôt. Leurs destins et l'Histoire vont les séparer, puis les réunir. Thorenc doute, aime, combat. Il n'accepte pas la défaite. C'est dans Paris occupé, le 11 novembre 1940, lors de la première manifestation contre l'occupant, qu'il retrouvera Geneviève. Max Gallo inaugure ici une suite romanesque qui conduira ses personnages jusqu'en 1945. Autour d'eux, les destins se croisent, le résistant côtoie le collaborateur, le héros, le prudent ou le lâche. Personnages fictifs et réels se mêlent. Au fil des pages se dessinent les visages des Patriotes. La suite intitulée Les Patriotes comprend 1. L'OMBRE ET LA NUIT 2. LA FLAMME NE S'ÉTEINDRA PAS 3. LE PRIX DU SANG 4. DANS L'HONNEUR ET POUR LA VICTOIRE
Dans "L'ombre et la nuit", premier volume de cette suite romanesque en quatre volets, le lecteur a fait la connaissance du journaliste Bertrand Renaud de Thorenc et de Geneviève Villars, dont il s'éprend au moment de la guerre de 1939 et de la défaite. Nous les suivons ici de l'automne 1940, date de la première manifestation contre l'occupant à Paris, à la fin de l'été 1942. Réseaux de résistance, amours interdites, geôles de la déportation composent cette fresque des années sombres, où l'exaltation du patriotisme n'exclut pas la lucidité devant les ambiguïtés et les compromissions.
Automne 1942 : depuis deux ans déjà Bertrand Renaud de Thorenc, Geneviève Villars, Myriam Goldberg et tant d'autres autour d'eux résistent. Grâce à eux, il est désormais certain que, malgré « l'ombre et la nuit » de la défaite, « la flamme ne s'éteindra pas » . Pourtant, chaque jour, la vie des uns et des autres se fait plus dangereuse. La Gestapo resserre son étau : arrestations, tortures, déportations, fusillades d'otages. Thorenc, Geneviève Villars et leurs proches vont payer « le prix du sang » . Ce sont leurs espoirs, leurs combats, leurs amours, leurs peurs, leurs difficultés et leurs doutes qui composent la trame de ce nouveau tome des Patriotes, sans oublier les amitiés qui les portent, les trahisons qui les menacent et ce, au cœur de la vérité du temps. Thorenc est au centre de la Résistance. Il rencontre Jean Moulin, organise des réseaux, contrôle les maquis, exécute des traîtres. Il va de cache en cache, d'une ferme de Provence à l'appartement modeste d'un cheminot. C'est une femme, Catherine, qui l'accueille à Lyon, et l'amour surgit à nouveau. Cette époque contraint chacun à vivre avec passion l'instant qui passe. Dans ce troisième volume, Max Gallo tisse la trame de destins individuels et de l'Histoire. Autour de ses héros, le filet se resserre. Myriam est déportée. Geneviève traquée. Jean Moulin lui-même tombe. Thorenc est capturé. Il va tout tenter pour s'évader et sauver ceux qu'il aime.
Édouard le Magicien est mort. Et Gisèle Halimi ne peut pas admettre la disparition de ce père tant aimé. Elle décide de lui adresser "une carte postale". En fait, elle écrit ce livre "pour dire ce qui n'a pas été dit". Manière d'expliquer un parcours. De l'enfant qui engage le combat contre l'institutrice qui la traite de "sale juive", en passant par l'adolescente qui se révolte contre Dieu parce qu'il n'accorde pas leur juste place aux femmes, jusqu'à l'avocate qui remet en question le serment traditionnel de son Ordre qu'elle juge trop servile, le chemin parcouru par la célèbre avocate est celui d'une rebelle. Chemin marqué par des combats difficiles, mais aussi par des moments d'humour, d'émotion, d'exaltation racontés ici avec une verve jubilatoire et que bien des hommes et des femmes célèbres ont croisé. Mais, pour celle qui a participé à la plupart des principaux événements de notre temps, le vrai grand personnage aura sans doute été Édouard qui hante ce livre de mémoire et de tendresse...
Quand il était au collège, Jacques Bainville n’aimait pas l’histoire. Que discerner dans ce tissu de drames sans suite, cette mêlée, ce chaos ? Lui voulait savoir « pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient ». Déjà célèbre pour son intelligence des relations internationales, il se plongea deux ans dans l’écriture d’une Histoire de France qui paraîtrait en 1924 et serait un immense succès de librairie : 160 000 exemplaires tirés avant 1940. Ce grand ouvrage embrasse d’un seul regard, où l’élégance du style le dispute à la hauteur de l’analyse, le destin de la nation française de la Gaule romaine au premier après-guerre. Livre de chevet d’une génération, il est de ceux où l’intelligence, au-delà des partis pris politiques, vient sans cesse éclairer « l’inerte matière historique ».
Quelque part en Loire inférieure. Quelque temps après la guerre. L'histoire d'une famille sur laquelle le destin s'acharne et qui assiste, impuissante, à la mort rapprochée de ses membres les plus chers : le père, la tante, le grand-père, la grand-mère. A priori, rien d'original. Et pourtant, pour pouvoir dire ces morts, Jean Rouaud fait revivre cette famille avec une délicatesse et une tendresse remarquables, qui sont autant de bonheurs de lecture. Et si ses mots sonnent aussi justes, c'est parce que cette famille, c'est la sienne. L'écriture se fait souvenir et le regard de l'enfant croise celui du romancier dans une langue limpide et enjouée, avec laquelle le lecteur entre immédiatement en connivence. Découvert avec ces Champs d'honneur qui ont obtenu le prix Goncourt 1990, Jean Rouaud a poursuivi, avec le même talent, son voyage autobiographique dans ses romans suivants : Des hommes illustres, Le Monde à peu près et Sur la scène comme au ciel. --Karine Lanini
Quelle place était faite aux reines dans la France régie par la loi salique ? Épouses ou mères du roi régnant, vouées à la seule procréation ou associées au gouvernement, timides ou impérieuses, elles offrent dans leur diversité une image contrastée de ce que fut leur condition. Après le " beau XVIe siècle ", où elles concourent au rayonnement de la monarchie mais n'accèdent que rarement aux responsabilités, voici les " années sanglantes ", dont l'horreur culmine à la Saint-Barthélemy : trente-cinq ans de guerres civiles, alimentées par les ambitions nobiliaires et le fanatisme religieux, tandis qu'agonise la dynastie des Valois. Pour les cinq ici concernées, la vie privée est désormais indissociable des péripéties qui déchirent la France. Trois d'entre elles sont entrées dans la légende. Omniprésente, la reine mère Catherine de Médicis, que le veuvage métamorphose en homme d'État, dirige le royaume au nom de ses fils. Elle pèse de tout son poids sur le destin des autres. Sa première bru, Marie Stuart, et sa plus jeune fille Marguerite de Valois - la fameuse " Margot " - se brûlent aux feux de l'amour et de la politique. A côté d'elles, la douce Élisabeth d'Autriche ne compte guère. Mais Louise de Lorraine, épouse aimante et aimée de Henri III, est à redécouvrir. Adoptant tour à tour le point de vue de chacune d'elles, mais scrupuleusement fidèle à l'histoire, ce récit vif et animé tente de ressusciter la tragédie des guerres de religion, mais aussi d'en démonter les ressorts et de mettre en lumière le rôle qu'y jouèrent les femmes.
Scandale dans une pension de famille 'comme il faut', sur la Côte d'Azur du début du siècle : mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...Seul le narrateur tente de comprendre cette 'créature sans moralité', avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et ait comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une des ses plus incontestables réussites.
Denis Marquet est philosophe et thérapeute.Dans une société de consommation dans laquelle les parents sont tiraillés entre une éducation laxiste cédant à tous les désirs de l'enfant, et un retour d'une autorité "à l'ancienne", il nous propose d'observer son enfant tel qu'il est. C'est ce regard bienveillant qui permet d'ajuster l'autorité aux besoins de l'enfant. Pour l'auteur, "éduquer son enfant est l'un des plus grands bonheurs de la vie". Il suffit de savoir s'en émerveiller tout au long de sa vie. Après avoir exposé les bases du bonheur d'éduquer, le livre donne des points de repères sur les besoins de l'enfant à chaque grande période de sa vie : du nourrisson au bébé, de 4 à 7 ans, de 7 à 11 ans, de 11 à 13 ans, l'adolescence, et même la vie adulte car il n'est jamais trop tard pour réparer !
Gaspard, c'est vous et moi. Le heros du dernier roman de Jean Cayrol peut passer en effet par toutes nos fenetres. Il penetre dans tous nos coins et recoins.Il prend autant qu'il offre, choisit son avenir quand il faut. "Nomades des siecles, vagabond de la memoire des autres, mendiant du temps passe", Gaspard va nous entrainer dans une serie d'aventures insolites. Gaspard est un homme qui nait et renait tous les jours. Il a donne bien du fil a retordre a l'ecrivain Cayrol, se bagarrant avec lui, discutant chaque scene, chaque replique. De cet affrontement, surgit l'Homme dans le retroviseur, un des livres les plus neufs de ce temps.
Un voyage low-cost... dans une armoire Ikea! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d'une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres.
Dans un archipel du Pacifique Sud ignoré des géographes, l'île des Gauchers abrite une population où les droitiers ne sont plus que l'exception. Mais là n'est pas le plus important. Cette minuscule société, fondée par des utopistes français en 1885, s'est donné pour but de répondre à une colossale question : comment fait-on pour aimer ? Sur cette terre australe, le couple a cessé d'être un enfer. C'est l'endroit du monde où l'on trouve, entre les hommes et les femmes, les rapports les plus tendres. Voilà ce que vient chercher, dans l'île des Gauchers, lord Jeremy Cigogne. À trente-huit ans, cet aristocrate anglais enrage de n'avoir jamais su convertir sa passion pour sa femme Emily en amour véritable. À trop vouloir demeurer son amant, il n'a pas su devenir un époux. Dans cette réalité à l'envers où tout est à l'endroit, Cigogne et Emily se délivrent non sans mal de leurs habitudes et tentent l'aventure de se combler en suivant les coutumes et les rites étonnants du petit peuple des Gauchers.
Aujourd'hui, Scooby-Doo et ses amis remontent le temps : ils visitent un village-musée! Les gens y vivent comme au XIXe siècle, sans électricité! Mais un horrible cavalier sans tête terrorise les villageois. Dans cette affaire, Scooby va essayer de ne pas... perdre la tête!
Oui-Oui part en vacances! Cette fois, pour changer un peu, le petit chauffeur de taxi quitte le pays des Jouets... à pieds. Vive la liberté! Tout joyeux, il s'en va explorer le Bois des Lutins, où l'on trouve de très jolies fleurs... mais aussi de drôles de voyous!
Lili est fâchée avec sa copine. Elle se sent blessée, jalouse et seule au monde ! Et pourtant, un jour, elle décide de faire le premier pas... Une histoire pour oser dire ce que l'on ressent, ce que l'on ne comprend pas, pour s'expliquer au lieu de bouder, pour ne pas préférer l'orgueil à l'amitié. C'est la vie !...
Que dire de Sylvia? Elle n'est pas romanesque, elle est tendre, elle n'est pas naïve, elle est bonne, elle n'est pas dure, elle est nette. Les belles dames de la cour ni le prince ne l'éblouissent. Elle sait tout, depuis toujours, sans avoir jamais rien appris. Elle a la plus juste mesure du cœur. Dans ce petit univers frelaté et ricanant sous ses soies, ses cailloux précieux, ses aigrettes - elle est seule, claire et nue sous sa petite robe de toile, et elle les regarde toute droite et silencieuse s'agiter et comploter autour d'elle. Et tout ce qui faisait la force et le plaisir du prince est entre ses mains, soudain - inutile. Sylvia est une petite âme inaccessible qui le regarde à mille lieues de lui et le trouble.
Il a treize ans, un tatouage sur le bras, le crâne tondu et la rage au cœur ! Sacha, incarcéré dans un centre de détention pour jeunes délinquants ne rêve que d'une chose : retrouver son père détenu dans un camp en Sibérie. Sacha s'évade, une fois, deux fois, se fait reprendre et réussit enfin à partir en cavale, à traverser toute la Russie en passager clandestin. Le père et le fils se retrouvent, autorisés à passer une seule nuit ensemble, mais : "Il était venu à bout de ce chemin. Il avait vu son père. Peut-être à présent l'internement lui serait plus supportable." Une autre vision de la Perestroïka...
Brisure à Senestre est l'un des récits de fiction les plus extraordinaires et les plus saisissants jamais écrits sur notre époque. Il retrace la montée du totalitarisme dans un État moderne où le poids des slogans égalitaires et communautaires a laminé toute liberté intellectuelle. Le roman a pour centre le personnage d'Adam Krug, le philosophe le plus éminent du pays qui vient de tomber aux mains du parti de "l'Homme Moyen" - le sinistre groupe politique conduit par son vieil ennemi d'enfance, Paduk. La femme de Krug meurt. Seul, à l'abandon, il va résister aux séductions comme aux menaces et aux pressions du nouvel État, jusqu'à ce qu'on lui prenne son fils, David.
Quoi de plus tragique qu'aimer sans être aimé? Aimer celui qui nous est à jamais interdit: un membre de sa propre famille. C'est bien là le malheur de Phèdre, qui aime son beau-fils, qui se déteste pour cela, qui hait jusqu'à son amour même, mais qui ne peut s'en défaire. Elle l'aime à se rendre folle, et elle le deviendra, elle l'aime à mourir, et en mourra... La tempête qui a emporté son mari Thésée a balayé les derniers remparts de sa raison : qui pourrait l'empêcher à présent de consacrer toute son énergie à son amour pour Hyppolite, le fils de Thésée? Hyppolite lui-même n'y pourra rien : ses tentatives pour la ramener à la raison ne feront qu'envenimer les choses. Et le retour inopiné de Thésée ne pourra qu'accélérer le dénouement tragique de cette situation inextricable.
Née en France de parents algériens, élevée entre deux nations, deux cultures, deux modes de vie, Aïcha Benaïssa a compris très tôt qu'il lui faudrait un jour choisir : rompre avec les siens ou se soumettre totalement à la loi musulmane. Choisir, comme elle le dit, " entre la Française que je suis et l'Algérienne que mes parents voudraient que je sois ". Mais le jour où elle se révolte ouvertement contre les traditions aliénantes, le drame éclate. Pour sauver leur fille du déshonneur, ses parents n'hésitent pas à la séquestrer en Algérie. " Ils préfèrent me voir mourir en Algérie que me voir vivante en France ! " Elle n'a désormais plus qu'un objectif : s'évader, reconquérir sa liberté, quitter ce pays terrifiant où la femme n'a aucun droit.
Lorsqu'il commence à écrire les Rêveries à l'automne 1776, Rousseau est un vieil homme proche de la mort, presque pauvre, célèbre dans toute l'Europe et pourtant assuré que l'espèce humaine le rejette. II continue cependant d'écrire et les Rêveries sont à ses yeux la suite des Confessions. Mais il ne s'agit plus désormais de raconter sa vie ni de s'expliquer aux autres pour dévoiler sa vraie nature. Les souvenirs épars qui remontent maintenant à sa mémoire, c'est pour lui-même qu'il les consigne dans une prose souvent admirablement poétique.
Je dis passion fixe, puisque j'ai eu beau changer, bouger, me contredire, avancer, reculer, progresser, évoluer, déraper, régresser, grossir, maigrir, vieillir, rajeunir, m'arrêter, repartir, je n'ai jamais suivi, en somme, que cette fixité passionnée. J'ai envie de dire que c'est elle qui me vit, me meurt, se sert de moi, me façonne, m'abandonne, me reprend, me roule. Je l'oublie, je me souviens d'elle, j'ai confiance en elle, elle se fraye un chemin à travers moi. Je suis moi quand elle est moi. Elle m'enveloppe, me quitte, me conseille, s'abstient, s'absente, me rejoint. Je suis un poisson dans son eau, un prénom dans son nom multiple. Elle m'a laissé naître, elle saura comment me faire mourir. »
L'un est un scientifique de renom, l'autre est anonyme ; l'un a choisi une solitude absolue, l'autre ne l'a pas choisie mais la subit quand même ; l'un et l'autre sont frères et n'ont rien en commun, sinon cette propension au malheur. Ou plutôt au "non-bonheur": bonheur dont les auraient privés les débordements libertaires des années soixante-dix. Chacun de leur côté, en se traînant de fiasco en désastre, et de retraite en désert, ils vont faire de leur vie la preuve de ce désenchantement du monde et révéler enfin la clef des rapports entre les hommes : l'illusion. Lors de sa sortie, ce livre a fait couler beaucoup d'encre, suscité de vives passions et de violents débats, alimentés par la personnalité de son auteur, volontiers provocateur et irrévérencieux. Cela ne fait qu'ajouter à la fascination que provoque la lecture de ce roman, qui remet en cause toutes nos certitudes et nous oblige à réagir. Que l'on aime ou pas le style Houellebecq, il est urgent de lire Les Particules élémentaires. --Karla Manuele Michel, chercheur en biologie rigoureusement déterministe, incapable d'aimer, gère le déclin de sa sexualité en se consacrant au travail, à son Monoprix et aux tranquillisants. Une année sabbatique donne à ses découvertes un tour qui bouleversera la face du monde. Bruno, de son côté, s'acharne en une quête désespérée du plaisir sexuel. Un séjour au " Lieu du Changement ", camping post-soixante-huitard tendance New Age, changera-t-il sa vie ? Un soir, une inconnue à la bouche hardie lui fait entrevoir la possibilité pratique du bonheur. Par leur parcours familial et sentimental chaotique, les deux demi-frères illustrent de manière exemplaire la société d'aujourd'hui et la quête complexe de l'amour vrai.
Michel Mohrt raconte ici sa vie d'éditeur à la N.R.F. Entré en 1952, il découvre et y fait publier de nombreux auteurs américains, anglais tels que Kerouac, Faulkner, Styron, Philip Roth, Fred Ulhmann et aussi des écrivains français. Membre du Comité de lecture depuis cinquante ans, il tire le portrait des éditeurs qu'il a connus : Gaston Gallimard, fondateur de la maison, son fils Claude, Jean Paulhan, directeur de la revue, Dominique Aury, Raymond Queneau... Et beaucoup d'autres. Des rencontres drôles, insolites, souvent inattendues en Europe ou à New York ponctuent cette évocation pleine d'humour. C'est au fil capricieux des souvenirs et au courant de la plume que l'auteur dit avoir écrit ces portraits et anecdotes.
Tarô, jeune étudiant en langue française, vient à Paris pour suivre une année de cours à la faculté. Il loue un appartement dans le centre de la capitale. Au fil des jours, il tient son journal qui oscille entre le mode véridique et hallucinatoire. Tarô est-il ce Japonais anthropophage que la police arrête à Paris ? Est-il cet individu qui met ses victimes au frigo ? Est-il ce jeune homme qui a tenté de se suicider au Japon avec sa fiancée et que sa famille a exilé en France ? Tarô est-il un auteur raté qui ne parvient pas à écrire son roman ? Un soldat de l'armée nippone incestueux ? Un rescapé d'Hiroshima ? Un admirateur du célèbre écrivain Osamu Dazaï ?
Tome 1
Texte intégral: tome 1 7 ans de guerre avec l'Espagne, Charlemagne doit vaincre Saragosse. Quand l'émir Marsile fait mine de vouloir la paix, l'empereur envoie un ambassadeur pour négocier un accord : sur proposition de Roland, ce sera Ganelon. Furieux, l'envoyé spécial, pour se venger de Roland, passe dans le camp ennemi. De retour aprés son ambassade il suggère à l'empereur français que Roland ferme la marche de l'armée française qui s'apprête à regagner la "douce france". Mais, au col de Roncevaux, 400 000 Sarrasins attaquent les 20 000 soldats français formant l'arrière garde. L'affrontement est héroïque et sanglant. Quand Roland, resté sourd aux conseils d'Olivier désireux d'appeler Charlemagne a l'aide, finit par sonner du cor, il est trop tard : l'armée française est anéantie. Arrivé sur le champ de bataille pour constater la mort des siens, Charlemagne poursuit implacablement l'ennemi : Marsile, puis son allié Baligant, ne resistent pas à son assaut. Aprés avoir pris Saragosse, l'empereur rentre à Aix-la-Chapelle, où il doit anoncer à la belle Aude, la mort de son fiancée, Roland. Celle-ci s'éffrondre et meurt de chagrin. Ganelon, jugé coupable de trahison est écartelé.
Tome 2
Texte intégral: tome 2 7 ans de guerre avec l'Espagne, Charlemagne doit vaincre Saragosse. Quand l'émir Marsile fait mine de vouloir la paix, l'empereur envoie un ambassadeur pour négocier un accord : sur proposition de Roland, ce sera Ganelon. Furieux, l'envoyé spécial, pour se venger de Roland, passe dans le camp ennemi. De retour aprés son ambassade il suggère à l'empereur français que Roland ferme la marche de l'armée française qui s'apprête à regagner la "douce france". Mais, au col de Roncevaux, 400 000 Sarrasins attaquent les 20 000 soldats français formant l'arrière garde. L'affrontement est héroïque et sanglant. Quand Roland, resté sourd aux conseils d'Olivier désireux d'appeler Charlemagne a l'aide, finit par sonner du cor, il est trop tard : l'armée française est anéantie. Arrivé sur le champ de bataille pour constater la mort des siens, Charlemagne poursuit implacablement l'ennemi : Marsile, puis son allié Baligant, ne resistent pas à son assaut. Aprés avoir pris Saragosse, l'empereur rentre à Aix-la-Chapelle, où il doit anoncer à la belle Aude, la mort de son fiancée, Roland. Celle-ci s'éffrondre et meurt de chagrin. Ganelon, jugé coupable de trahison est écartelé.
À Moscou, pendant la première Foire du livre des années de la "Perestroïka", un manuscrit change de mains. Il s'agit en réalité d'une liasse contenant des secrets militaires qui pourrait bien changer le cours de l'histoire. L'invraisemblable destinataire de ce dossier, un petit éditeur du nom de Barley Scott Blair, se voit enrôlé malgré lui dans les services secrets britanniques. Sa mission : remonter à la source du texte et découvrir l'intention cachée de son auteur. Barley reprend contact avec la ravissante Katia, celle qui lui a remis le manuscrit. On aurait pu croire qu'avec la nouvelle politique d'ouverture de Gorbatchev, le roman d'espionnage était fini. John Le Carré démontre le contraire avec ce récit qui joue des nouvelles données géopolitiques et prouve qu'un bon écrivain peut toujours tirer son épingle du jeu. Il brosse une galerie de portraits post-guerre froide aussi justes et humains que l'étaient ses espions du temps de "La Taupe". --Lisa B.
Publié en 1983 sous le pseudonyme de Stéphanie, Des cornichons au chocolat est devenu un livre culte. Toute une génération s'est reconnue dans le journal de cette adolescente de treize ans : sa solitude et sa révolte, son regard dérangeant sur les adultes, l'école, le travail, et son goût discutable pour les sandwichs aux cornichons et au chocolat. En réalité, le véritable auteur de ce livre n'est autre que le romancier Philippe Labro. A l'époque, par pudeur et par authenticité, il avait préféré se dissimuler sous la fausse identité de cette lycéenne inconnue - ce "je" féminin, pour laisser croire qu'il s'agissait d'un véritable document. Vingt-quatre ans plus tard, Philippe Labro a décidé de reconnaître ce "roman caché" d'autant qu'il constitue le premier volet d'une trilogie féminine poursuivie avec Manuella et enfin avec Franz et Clara. Les lecteurs et lectrices reconnaîtront en effet, dans Des cornichons au chocolat, la patte du célèbre romancier qui a su s'identifier à l'adolescence. On n'oublie pas facilement Stéphanie - un ton inimitable.
Quelque part dans le Pacifique, un homme est rejeté par la mer. Victime d’une forme particulière d’amnésie, il tente de recomposer les événements de son passé. Il élabore ainsi le dictionnaire d’une vie tumultueuse que mille avatars jalonnent et dont le protagoniste n’a plus la clé. Un vieux dictionnaire culinaire lui permet de retrouver par bribes sa mémoire. Son fil d’Ariane sera la succession alphabétique : il retrouve des événements minuscules de son enfance quelque part en Europe de l’Est, la pension Kuntz, une famille en partie décimée dans les camps de la mort, des périples sur un cargo, ou les amours tumultueuses avec une acrobate de cirque. Toute son existence peu à peu se redessine, avec ses passions erratiques, son expérience d’astrophysicien perché dans un phare. « Un livre fou, inventif, féerique » (Olivier Le Naire L’Express), dans le plus pur imaginaire de la littérature. « Un de ces livres monstres qui résistent, qu’on reprend, qui finissent par exercer une fascination profonde et durable. Une de ces œuvres écrites pour l’avenir.» Bertrand Fauconnier, le Magazine littéraire « Hubert Haddad n’en est pas à son coup d’essai, ce qui ne l’empêche pas, avec l’Univers, de faire un coup de maître. » Les Inrockuptibles « Qui n’a pas lu Hubert Haddad ignore l’un des écrivains français les plus féconds et les plus talentueux d’aujourd’hui. » Jacques de Decker, Le Soir.
Nicholas Spencer, directeur d'un centre de recherche médicale, disparaît dans un mystérieux accident d'avion. Peu après, le vaccin anti-cancéreux sur lequel travaillaient ses laboratoires se voit refuser l'autorisation de mise sur le marché et Spencer est soupçonné d'avoir détourné des sommes considérables, ruinant les petits actionnaires de sa société. Carley, une jeune journaliste (et belle-soeur de Spencer) chargée de couvrir l'enquête, se trouve rapidement confrontée à des questions troublantes. Et si Spencer était la victime d'un coup monté ? Si son accident d'avion n'était qu'une mise en scène ? Pourquoi les autorités médicales, favorables à la sortie du vaccin, ont-elles brusquement changé d'avis ? Carley se rapproche alors de la vérité. Dangereusement...
Jeune et naïf, Candide vit heureux au château de Thunder-ten-tronckh, véritable paradis terrestre. Mais il en est chassé et se trouve confronté aux horreurs du monde. Dans ce conte parodique, le philosophe des Lumières s’attache à contredire la doctrine de l’Optimisme selon laquelle « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Outre le texte integral de "Candide", on trouvera ici sept autres recits voltairiens, un tableau inattendu du siecle des Lumieres a travers un important dossier et surtout, pour la premiere fois en edition de poche, la seconde partie apocryphe de "Candide". La suite etonnante d'un voyage picaresque...
Sophie infidèle ! les adeptes de l'emile ne peuvent cacher leur désarroi. Le grand livre de rousseau s'était pourtant achevé dans le bonheur : deux jeunes mariés annoncent à leur précepteur la naissance de leur premier enfant. mais l'emile à peine achevé, jean-jacques entreprend de lui donner une suite, emile et sophie, oú il entend éprouver son système éducatif, en exposant les époux aux cruautés du sort. or, il aura suffi de quelques mois passés à paris pour qu'emile et sophie voient leur couple se briser. faut-il conclure que, de l'aveu même de son auteur, l'éducation rousseauiste est un lamentable échec ? l'inachèvement d'emile et sophie - composé de deux lettres d'emile à son vieux précepteur - permet de le penser. il reste que les malheurs d'emile et de sophie traduisent avant tout les difficultés que rencontre rousseau lorsqu'il tente de concilier l'amour et le mariage. après avoir exploré les possibilités offertes par le ménage à trois de la nouvelle héloïse, il nous propose la passion condamnée d'emile et sophie. celle-ci possède le double avantage d'éliminer le tiers et de préserver la flamme des époux, mais à la condition que ceux-ci prouvent leur amour en se séparant à jamais.
Max est lâché par ses copains et on profite de sa faiblesse pour le harceler, le "traiter" et se moquer de lui à la récré. Max se sent nul et humilié. Il n'arrive plus à se défendre. Va-t-il retrouver confiance en lui ou rester une victime ? Ses parents vont-ils devoir intervenir ? Ce livre de Max et Lili parle des insultes, de la violence invisible des mots, dont on peut se souvenir toute sa vie. L'enfant doit y faire face sans avoir peur d'en parler, trouver des copains ou des adultes qui le soutiennent et pensent du bien de lui. Les parents et les professeurs peuvent, ensemble, interdire cette violence, l'expliquer et la punir aussi ! Le pouvoir de la parole est immense pour faire le mal comme pour faire le bien !
La grande aventure des Français au Brésil est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Rennaissance. Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre: la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages - et d'abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements: le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion. Fourmillant de portraits, de paysages, d'action, Rouge Brésil écrit dans une langue à l'ironie voltairienne, prend la forme d'un roman d'éducation et d'amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature. Et il fait revivre le monde disparu des Indiens, avec sa cruauté mais aussi son sens de l'harmonie et du sacré, le permanent appel du bonheur...
Le roman commence quand Barthélemy Piéchut, le maire de la commune de Clochemerle-en-Beaujolais, dévoile à Ernest Tafardel, l'instituteur, son projet : « Je veux faire construire un urinoir, Tafardel. […] Enfin, dit-il, une pissotière ! » L'histoire qui démarre alors, riche en rebondissements, sera l'occasion de caricaturer avec verve et justesse la société française de l'époque : riches, pauvres, clergé de campagne et prélats, politiques locaux et ministres, fonctionnaires, militaires, paysans et nobles, hommes comme femmes en prennent pour leur grade. Sous des apparences de gauloiserie, l'auteur laisse voir sa vision de la société et transparaître son caractère de libre penseur. Il dénonce l'hypocrisie, l'arrivisme et la corruption que les vignerons de Clochemerle, des gens simples, subissent et finissent par surmonter grâce à leur bon sens (et au vin de Beaujolais!).
Delphine et Marinette sont devenues bien imprudentes. Elles ouvrent la porte au loup, recueillent un cerf en fuite puis invitent les bêtes de la ferme dans la maison transformée en Arche de Noé... Un canard part en voyage et ramène une panthère aux yeux d'or. Un mauvais jard mord les jambes des fillettes, qui se réveillent un matin transformées en âne et en cheval. Il se passe des choses bien étranges dès que les parents sont partis. Le loup (page 9) Le cerf et le chien (page 29) L'éléphant (page 57) Le canard et la panthère (79) Le mauvais jars (page 101) L'âne et le cheval (page 121) Le mouton (page 143) Les cygnes (page 169)
Qui a tenté d'assassiner Mlle Stangerson? Comment l'assassin a-t-il pu s'enfuir d'une chambre fermée de l'intérieur? Joseph Rouletabille, reporter de son état, détective par vocation, cherche une explication. Mais comment aborder une telle affaire? «Par le bon bout de la raison», proclame Rouletabille. Et, de déduction en déduction, il découvre l'incroyable vérité qu'il fera éclater en plein tribunal à la stupéfaction générale. Mais, lorsqu’il apporte la clef de toute l’affaire en cour d’assises, il ne dit pas toute la vérité. Il n’en laisse apparaître que ce qu’il faut «pour expliquer l’inexplicable» et pour faire acquitter un innocent… Un détective hors du commun, une intrigue palpitante aux rebondissements inattendus ... Laissez-vous emporter par l'atmosphère étrange de ce célèbre roman policier !
Pourquoi le narrateur a-t-il fui les bords de la Marne avec Sylvia pour se cacher à Nice ? D'où vient le diamant la Croix du Sud, la seule chose dure et consistante de leur vie et qui, peut-être, leur porte malheur ? De quoi est mort l'acteur populaire Aimos ? Qui sont les Neal, et pourquoi, de leur villa délabrée, s'intéressent-ils de si près à Sylvia, au narrateur, à la Croix du Sud ? Et Sylvia ? A-t-elle été l'épouse de Villecourt ? Et Villecourt ? Que vient-il faire à Nice, lui aussi, à l'heure de sa déchéance ?... A travers toutes ces énigmes qui s'entrecroisent, un roman d'amour se dessine, empreint d'un charme qui hante le lecteur pendant longtemps.
Invité par une prestigieuse université de Virginie, un jeune Français découvre émerveillé la vie dorée des college boys, leurs équipes sportives, leur campus dans une vallée paradisiaque. C'est le temps d'une Amérique sage, celle d'avant l'explosion des moeurs et le fracas des années soixante. Très vite, le jeune homme comprend qu'il reste un " étudiant étranger ". Il va franchir des lignes, transgresser des tabous, sans même s'en rendre compte : d'abord en faisant l'amour avec une jeune institutrice noire, April. Ensuite en tombant amoureux d'une héritière de Boston, Elisabeth, personnage fantasque et corrosif... Sur un ton limpide de sincérité, ce récit de formation ressuscite, avec humour et nostalgie, les jours fragiles de l'adolescence, quand " tout était la première fois ". AJOUTER UNE CITATION
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