Le terrible général Dourakine compense ses colères par une réelle bonté et surtout un grand souci de la justice. Revenu à Grimiline, en Russie, en compagnie de la famille Derigny, il se voit contraint d'accueillir sa nièce Papofski et ses huit garnements. Il se débarrasserait volontiers de cette intruse s'il ne craignait qu'elle ne dénonce un prince polonais réfugié clandestinement au château. Finalement, sur le conseil de son fidèle intendant Derigny, le général use d'un subterfuge qui trompe l'odieuse Papofski et lui permet de vivre en France, auprès de ceux qu'il aime, une vieillesse heureuse.
Deux enfants dorment au bord d'une grande route, sous un vieux chêne touffu... Il fait froid. Ils n'ont rien à manger. Leur mère est morte, leur père a été emmené par les gendarmes... La suite de l'histoire est moins triste, car le hasard veut qu'un brave sergent démobilisé passe par là. Délaissant l'auberge Bournier, dirigée par un couple cupide, c'est vers l'auberge de l'Ange-Gardien qu'il dirigea ses protégés. Ni eux ni les lecteurs n'auront à s'en plaindre. Mille péripéties les y attendent dont la fantaisie, la gaieté et le charme ont fait de ce roman de la Comtesse l'un des plus remarquables succès.
Dans cette étude, publiée d'abord sous le titre "Existentialisme et Marxisme", Jean-Paul Sartre examine les rapports entre ces deux doctrines philosophiques. "Avons-nous aujourd'hui les moyens, s'interroge-t-il, de constituer une anthropologie structurelle et historique ? Elle trouve sa place à l'intérieur de la philosophie marxiste parce que je considère le marxisme comme l'indépassable philosophie de notre temps."
On me reprochera certainement des quantités de choses. D'avoir dormi là, par terre, pendant des jours ; d'avoir sali la maison, dessiné des calmars sur les murs, d'avoir joué au billard. On m'accusera d'avoir coupé des roses dans le jardin, d'avoir bu de la bière en cassant le goulot des bouteilles contre l'appui de la fenêtre : il ne reste presque plus de peinture jaune sur le rebord en bois. J'imagine qu'il va falloir passer sous peu devant un tribunal d'hommes ; je leur laisse ces ordures en guise de testament ; sans orgueil, j'espère qu'on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre...
«Oui, la première femme que l'on rencontre avec les illusions de la jeunesse est quelque chose de saint et de sacré.» Balzac en fit l'expérience. Il imagine son roman comme une confession. Félix de Vandenesse raconte, avant de l'épouser, ses amours passées à la comtesse de Manerville. Très jeune, au cours d'un bal, il couvre de baisers les épaules - d'une belle inconnue assise à ses côtés. Mme de Mortsauf était douce et maternelle. Il l'aima, et ce lys dans une vallée de Touraine brûla d'amour pour lui. Son mari ne vivait que pour la défunte monarchie, et Félix quitta la vallée pour une brillante carrière politique et mondaine à Paris, au bras d'une sensuelle marquise anglaise. Mme de Mortsauf avait la beauté d'un ange, elle le devint. Le roman de Balzac est aussi «l'histoire des Cent Jours vue d'un château de la Loire». "Le Lys dans la vallée", roman le plus romantique - et le plus autobiographique ? - d'Honoré de Balzac, paraît en juin 1836. L'amour d'un jeune homme pour une femme mûre qui préfère la vertu à la vie y est dépeint avec vivacité et lyrisme dans la lumière des paysages de Touraine. Ironie du sort, Mme de Berny, qui inspira le personnage féminin du roman, meurt la même année, en juillet, après avoir lu ce roman qu'elle a inspiré et écrit à son auteur : "Je puis mourir (...) C'est un sublime ouvrage sans tache ni faute". Balzac, qu'elle ne voulait plus rencontrer, n'apprend sa mort que fin août.
Rien de plus drôle, d'un certain point de vue, que la tragique aventure d'un cerveau qui se détraque. Quelqu'un parle, quelqu'un ment, quelqu'un s'amuse à mourir à petit feu et à faire mourir son entourage. Qui est l'oncle ? Qui est le neveu ? Qui est la bonne ? Une voix, la même d'un bout à l'autre, malgré la diversité des tons. Cette voix qui remonte dans le souvenir, rappelle le passé à travers les autres romans de Robert Pinget et particulièrement Le Libera et Passacaille. Mais on retrouve ce village qui existe depuis Graal Flibuste de Sirancy-la-Louve, où s'entrecroisent des personnages familiers, Mortin de L'Inquisitoire et de Autour de Mortin et Madame Moine de Clope au dossier, entre autres.
De conception traditionnelle, cette collection a le mérite d'aborder l'œuvre intégrale sous des angles diversifiés. Outre le résumé détaillé des différentes parties et les commentaires composés qui le complètent, chaque ouvrage propose une synthèse littéraire assez riche : il y est question de l'auteur, des personnages, de la genèse et de l'architecture de l'œuvre mais aussi de ses particularités stylistiques, des réseaux d'intertextualité et des interprétations possibles. Par ailleurs, les documents situés en annexe offrent à l'élève la possibilité de se repérer rapidement dans l'œuvre : le lexique, l'index thématique et les citations retenues lui permettent de traiter aisément les sujets de dissertation et d'entretien oral. C'est donc une première approche qui a pour but de familiariser le lecteur avec l'œuvre en question. Elle lui en donne une vision synthétique et lui suggère des pistes de lecture pour l'analyse. À l'inverse, la bibliographie finale invite à enrichir ses connaissances au moyen d'études plus approfondies.
" Alors, c'est la cérémonie des adieux ? " m'a dit Sartre, comme nous nous quittions pour un mois, au début d'un été. J'ai pressenti le sens que devaient prendre un jour ces mots. La cérémonie a duré dix ans : ce sont ces dix années que je raconte dans ce livre.
"Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance: René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire: celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste." Yves Berger.
Après Le Roman de Saint-Pétersbourg, prix de l'Europe en 2003, et Le Roman du Kremlin, prix du Meilleure Document et prix Louis-Pauwels en 2004, Vladimir Fédorovski nous offre un livre inattendu, celui de l'âme slave. Le texte s'articule autour de trois femmes d'exception : Alexandra Fedorovna, la dernière tsarine, Inès Armand, l'égérie française de Lénine, et Catherine L., une célèbre espionne. Grâce à leurs histoires d'amour, nous parcourons les chemins sinueux de la civilisation russe, du Transsibérien à la Volga, de l'Anneau d'or aux monastères de la vieille Russie, de Dostoïevski à Boulgakov, de Nicolas II à nos jours. Le Roman de la Russie insolite est aussi un livre de révélations car Vladimir Fédorovski a pu consulter des archives jusque là inaccessibles et recueillir des témoignages totalement inédits sur le passé comme sur la période actuelle.
Gilles est un brillant journaliste parisien lorsqu’une dépression le surprend. Il décide de quitter le Paris cynique et rieur pour se reposer auprès de sa soeur dans le Limousin. C’est là-bas qu’il rencontre Nathalie Sylvener, une femme magnifique, entière, sincère qui tombe instantanément amoureuse de lui. Elle quitte tout, emménage à Paris dans son petit appartement, se livre à lui sans retenue, sans cynisme et ne lui demande que d’en faire autant. Mais Gilles, qui croit lui aussi être amoureux, se rend compte que cette existence trop exclusive, trop passionnelle, l’ennuie. Nathalie l’avait pourtant prévenu, elle resterait avec lui jusqu’à ce qu’il lui demande de s’en aller.Pour une fois dans un livre de Sagan, le personnage féminin est sans détours, sans mensonges, la femme d’une seule passion. Les dialogues sont purs, émouvants. Dans ce roman simple et complexe à la fois, on retrouve cette musique, ce phrasé, cette élégance des gens tristes, ce style enlevé, léger, joyeux et mélancolique si propres à Sagan. Un roman sur l’amour absolu, l’amour unique, dont chacun rêve. Un roman grave et lucide où Sagan explore les sentiments extrêmes et pousse ses personnages dans leurs plus secrets retranchements, avec l’acuité d’analyse d’une grande romancière. Une vraie redécouverte, un vrai plaisir. Un peu de soleil dans l’eau froide fut adapté au cinéma en 1971 par Jacques Deray et Françoise Sagan.
Dans la moins connue de ses pièces, Camus raconte l'apparition de la peste dans une ville maritime, mais les protagonistes ne ressemblent guère à ceux du roman. " Notre XXe siècle est le siècle de la peur ", écrivait Camus en 1946. C'est le fil directeur de l'oeuvre. Qu'est-ce qui peut vaincre la peur, sinon l'amour ? C'est-à-dire, dans un contexte politique, la solidarité. Car la pièce est une allégorie de l'Occupation, de la dictature, des totalitarismes. Par là, elle n'a rien perdu de son actualité. Elle montre en effet comment une collectivité (et non un individu, comme dans Caligula) réagit face au malheur. Elle est écrite dans un style lyrique, qui chante l'amour, la solitude de l'homme face à son destin, la communion d'une cité.
" Il y a une crise de l'essai. L'élégance et la clarté semblent exiger que nous usions, en cette sorte d'ouvrages, d'une langue plus morte que le latin : celle de Voltaire. Mais si nous tentons vraiment d'exprimer nos pensées d'aujourd'hui par le moyen d'un langage d'hier, que de métaphores, que de circonlocutions, que d'images imprécises : on se croirait revenu au temps de Delille. Certains comme Alain, comme Paulhan, tenteront d'économiser les mots et le temps, de resserrer, au moyen d'ellipses nombreuses, le développement abondant et fleuri qui est le propre de cette langue. Mais alors, que d'obscurité. Tout est recouvert d'un vernis agaçant, dont le miroitement cache les idées. Le roman contemporain... a trouvé son style. Reste à trouver celui de l'essai. Et je dirai aussi celui de la critique ; car je n'ignore pas, en écrivant ces lignes, que j'utilise un instrument périmé que la tradition universitaire a conservé jusqu'à nous. " J.-P. S. Celui qui lira, réunis en volume, cette première série d'articles de Sartre (littéraires et philosophiques) pourra juger, en même temps qu'une pensée devenue familière, l'utilisation faite de "l'instrument périmé que la tradition universitaire a conservé jusqu'à nous".
« Combien souffre ce monde, pour devenir celui de l'homme, d'être façonné entre les quatre murs d'un livre ! Qu'il soit ensuite remis aux mains de spéculateurs et d'extravagants qui le pressent d'avancer plus vite que son propre mouvement, comment ne pas voir là plus que de la malchance ? Combattre vaille que vaille cette fatalité à l'aide de sa magie, ouvrir dans l'aile de la route, de ce qui en tient lieu, d'insatiables randonnées, c'est la tâche des Matinaux. La mort n'est qu'un sommeil entier et pur avec le signe plus qui le pilote et l'aide à fendre le flot du devenir. Qu'as-tu à t'alarmer de ton état alluvial ? Cesse de prendre la branche pour le tronc et la racine pour le vide. C'est un petit commencement. »
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rênes, le plus impatient est celui de l'amour... Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des cœurs, l'élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, espérés, ces bonheurs-là. Aussi, lorsqu'il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L'être créé pour elle... Julien ! Le même écho s'éveille en leurs cœurs... Le mariage scellera leur amour. Mais que suit-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d'alcôves, des désirs d'hommes ? Que sait-elle de l'amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent... Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne sont plus. C'est une vie qui se déroule...
"Samia était la seule personne aimée de moi ici-bas. Je me souviens de ça. Oui, s'il vous plaît, qui que vous puissiez être, sachez que ma Samia-Lula était une princesse en exil, native d'une terre lointaine et salée. Car sa peau était au beurre, et les satins et autres falbalas paraissaient matières ridiculement fades en comparaison." Voici le récit de la longue descente au enfer de Jean-Pierre Nativi qui, pour venger son amie assassinée par des commandos fascistes, entreprend une croisade désespérée. C'est, surtout, un très beau roman d'amour, un livre sur la solitude, quand l'autre qui vous tenait vivant a disparu.
Fin des seventies. San Francisco, la fureur au cœur et au corps, consomme la libération sexuelle sous des néons tapageurs. Débarquant de Cleveland, la jeune Mary Ann Singleton plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour « chats errants ». Logeuse pour le moins libérale, Mme Madrigal règne en douce matriarche sur cette étonnante pension de famille... « Ça va à toute vitesse, avec la profondeur d'un roman d'analyse et la légèreté d'un sitcom.» Stéphane Hoffmann, Madame Figaro Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Olivier Weber et Tristan Duverne
Au fil des années 80 et de six volumes, les Chroniques ont connu, aux États-Unis, un succès croissant, critique autant que public bien au-delà de San Francisco et d'un lectorat gay, Maupin a peu à peu conquis une audience internationale qui, pas plus que ses personnages, ne se renferme dans un quelconque ghetto. La qualité littéraire y est pour beaucoup : les saynètes qui constituent la trame du récit sont certes tissées de dialogues, mais la justesse parfaite du ton ne doit pas occulter l'écriture. Les Chroniques nous parlent en effet du présent sur un mode désuet [...]. Les tableaux nous promènent dans toute la société, du monde au demi-monde, du vernissage au rodéo gay, de la débutante à la punkette, du prêtre au policier - jusqu'à la reine d'Angleterre.
Vous rêviez de lire la suite ? Eh bien réjouissez-vous ! Armistead Maupin nous livre le troisième opus des aventures du 28, Barbary Lane. Finies les seventies, place aux années quatre-vingt ! Au programme, l'amour toujours pour Michael et Mary Ann désormais trentenaires. Mary Ann qui assure dorénavant une émission quotidienne à la télévision et qui rêve de devenir une grande journaliste. Contre l'avis et les envies de son directeur, elle décide de saisir sa chance, quand DeDe Day, revenue incognito à San Francisco, lui révèle qu'elle a échappé in extremis au suicide collectif d'une secte au Guyana et lui livre quelques croustillantes anecdotes... Pas de doute, la jeune fille tient son scoop ! Mais le métier de journaliste n'est pas de tout repos... d'autant qu'il fait des envieux... Prenez garde, ce livre provoque de sérieux éclats de rire ! Armistead Maupin, très en forme, nous régale de dialogues succulents truffés d'un humour parfois corrosif mais toujours teintés de tendresse. Il fait preuve d'une imagination qui laissera le lecteur essoufflé, en bas des rues pentues de San Francisco.
La diversité des cultures, la place de la civilisation occidentale dans le déroulement historique et le rôle du hasard, la relativité de l'idée de progrès, tels sont les thèmes majeurs de Race et histoire. Dans ce texte écrit dans une langue toujours claire et précise, et sans technicité exagérée, apparaissent quelques-uns des principes sur lesquels se fonde le structuralisme.
L'action se passe à Vérone et met en scène deux grandes familles ennemies, les Montaigu et les Capulet. À un bal masqué donné par les Capulet, Roméo, un Montaigu, tombe follement amoureux de Juliette, une Capulet promise en mariage au comte Paris, un jeune noble. Il la retrouve à la nuit tombée, sous son balcon, pour lui déclarer son amour. Éperdument amoureux, ils demandent le lendemain au frère Laurent de les marier. Mais leur bonheur sera bref...
Avant de se retirer du pouvoir, le vieux roi Lear annonce à ses filles : Goneril, Régane et Cordélia, que sa faveur ira à celle qui saura le mieux lui déclarer son amour. Le comte de Gloucester est convaincu par son fils Edmund que son autre fils Edgar l'a trahi... Pour venger son père, le roi du Danemark, assassiné, Hamlet simule la folie.
" J'ai voulu m'identifier à Byron parce qu'il était l'auteur d un Don Juan qui me hantait. Il a quitté cette terre écorché, vilipendé, rejeté par les êtres qu'il avait cru aimer, abandonné des femmes qu'il avait trop souvent trompées. Il est mort épuisé, sans même avoir passé le cap de la quarantaine. Moi, j ai quinze ans de plus. Quinze ans de trop, quinze ans à me perdre, à consommer à l'excès, les femmes, les rôles, les émotions, à pousser les feux de ma vanité. " Personne n'a oublié les bouleversantes Lettres à l'absente et Elle n'était pas d'ici. Patrick Poivre d'Arvor, prix Interallié pour L'Irrésolu, retrouve avec ce roman hanté par l'ombre de Byron sa veine la plus intime. Portrait d'un séducteur condamné à aimer les femmes à perpétuité, La mort de Don Juan est une œuvre singulière et passionnée, à la fois personnelle et fictive.
Branle-bas de combat dans les ruelles napolitaines ! Octave a, en secret, épousé Hyacinthe, la jeune femme qu'il aime, mais voilà que son père a décidé à son tour de le marier à une inconnue ; quant à Léandre, c'est Zerbinette qu'il aime, mais son père en a lui aussi décidé autrement. Alors, que vont bien pouvoir faire ces deux jeunes gens sans le sou contre la puissance et l'autorité de leurs barbons de pères ? Faire appel à Scapin, bien sûr, le valet bondissant et malicieux, joueur et beau parleur : rien de tel que l'un de ses nombreux tours pour retourner la situation ! Personnage clef de la commedia dell'arte, Scapin est de tous les coups pendables, de toutes les comédies : rien d'étonnant à ce que Molière l'ait choisi pour animer l'une de ses farces les plus enlevées. Rien d'étonnant non plus à ce que cette pièce ait été l'une des plus jouées et des plus applaudies du répertoire de Molière : son humour universel continue de divertir même les pince-sans-rire. Karla Manuele En l'absence de son père parti en voyage; Octave a secrètement épousé Hyacinte. Malheureusement son père annonce son retour! Inquiet de ce que sera sa réaction à l'annonce de son union avec Hyacinte, Octave implore le secours de Scapin. Scapin saura-t-il le tirer d'embarras ?
" PPDA est un cas. Il a réchappé à toutes les tempêtes, à tous les complots, à tous les coups du sort, même les plus tragiques. Il dure au sommet avec la souplesse du roseau. homme plie mais ne rompt pas. Depuis que Dan Rather a quitté CBS au bout de vingt-quatre ans de présentation, il est devenu à son tour un personnage historique : cette année, il aura battu le record de longévité de son confrère d'outre-Atlantique. Vingt-cinq ans ! Cinq quinquennats ! En proposant à PPDA, à l'occasion de ses vingt-cinq ans de JT, de répondre à mes questions, j'avais une idée derrière la tête : revisiter ces moments de haute tension, comprendre comment un grand journaliste sait accuser les coups avec autant de ferme confiance en soi. Je voulais aussi découvrir derrière l'icône l'homme aux cent visages : le romancier à succès, mais aussi le dévoreur de livres, l'amoureux des écrivains. Cet entretien-fleuve, pas toujours tranquille, n'a pas la prétention de raconter sa vie. C'est un dialogue entre deux journalistes pour qui la vie, quoi qu'il advienne et quelles que soient les ombres qui la traversent, est un roman sans pareil. " Serge Raffy
Sur Hillary Clinton, on ne sait que ce qu'elle veut bien laisser filtrer. Première femme élue sénateur dans l'histoire de l'État de New York, première épouse d'un président des États-Unis à se lancer en son nom propre en politique, première de la classe. La vie d'Hillary Clinton pourrait se résumer à un palmarès ? presque ? sans faute. Pour Christine Okrent, elle est surtout la femme la plus "contemporaine" qui soit. Pouvoir et bonheur, maternité et indépendance, féminité et réussite : dans sa vie, dans ses choix, elle exprime les tournants de notre génération de femmes. Ce sont là des choix refusés à la plupart de nos mères et de nos grands-mères. Comment cette femme, l'une des First Lady les plus controversées, mena-t-elle campagne ? La journaliste mène l'enquête. Et rencontre les proches d'Hillary comme ses détracteurs. Sa biographie se fait à plusieurs voix. Du dissident Dick Morris "Vous avez affaire à quelqu'un qui a la certitude d'avoir toujours raison, convaincue de sa propre rectitude sinon de sa propre vertu" à l'amie de toujours qui déclare à propos du couple présidentiel : "Vous ne comprendrez rien à leur histoire si vous ne prenez pas en compte cette évidence : ces gens-là s'aiment ; il y a vingt-huit ans qu'ils sont amoureux"? Les avis s'opposent peut-être mais tous sont d'accords pour reconnaître qu'Hillary Clinton déchaîne les passions et ne laisse "personne" indifférent. À commencer par Christine Okrent qui livre ici l'enquête d'une femme sur une autre femme. Loin de tout scandale. Réfléchissant déjà à la place des femmes au XXIe siècle. --Nathalie Robert
Une jeune ethnographe russe débarque en 1947 à Ouelen, petit village au bord du détroit de Béring, dans le but de nomadiser dans la toundra avec une tribu tchouktche d'éleveurs de rennes. Séduite et fascinée par un jeune Tchouktche rencontré dès son arrivée, elle l'épouse et part vivre avec lui au sein de sa tribu... Roman d'amour pour un peuple à jamais perdu, destin fascinant d'une scientifique rattrapée par sa passion, constat lucide et sans concession des absurdités de l'histoire, ce livre d'un écrivain tchouktche aux prises avec sa mémoire est un véritable plaidoyer spirituel pour les derniers chamanistes.
Lorsque la journaliste Rikke Lyngdal, envoyée spéciale en Irak, est enlevée par un groupe de terroristes qui exigent le retrait des troupes danoises de leur pays, le monde entier est suspendu à son sort. Toutes les chaînes de télévision retransmettent la scène au cours de laquelle l'un des ravisseurs lui sectionne une partie du petit doigt. L'émotion est à son comble. Aussi est-elle considérée comme une héroïne nationale et reçoit un accueil triomphal au Danemark, après son évasion. Pourtant, à y regarder de près, il subsiste quelques zones d'ombre dans ses déclarations... Et si elle avait menti ? Et si elle était la complice de ce jeune Irakien aux yeux bleus, identifié comme son geôlier, et désormais sur le territoire danois ? Olav Hergel démonte les rouages des milieux journalistiques et politiques, dénonçant comment un parti nationaliste manipule la presse et tient le gouvernement, en instillant dans le pays une véritable phobie de l'immigration. Un portrait cinglant qui vient ébranler le beau " modèle danois ".
" Si j'écris ce livre, c'est pour faire partager la libération qu'apporte la pensée de Pascal, pour proposer un chemin de sens. " Sœur Emmanuelle s'adresse à ses contemporains " poursuivis par le non-sens " et en quête de libération spirituelle. À tous ceux-là, rencontrés après trente années passées aux côtés des plus pauvres, dans les bidonvilles du Caire, elle apporte ses réflexions, fruit de la confrontation de son expérience et de sa lecture de Pascal, son maître à penser. À l'aune des Pensées du grand philosophe, elle propose en toute humilité un petit manuel pour " mieux vivre " sa condition d'Homme du XXIe siècle. Ce livre permettra à chacun, qu'il soit croyant ou non, de retrouver un chemin de paix et de joie qui apporte du sens à son existence.
Jean-Paul Aron est le témoin aigu, passionné, féroce des événements culturels de 1945 à 1984. Cinquante-quatre épisodes majeurs, de la conférence d'Antonin Artaud au Vieux-Colombier en 1947 aux journées de Mai 68, de la sortie du film de Jean-Luc Godard À bout de souffle en 1960 au séminaire de Jacques Lacan à l'École Normale supérieure en 1964, de la création du Club Méditerranée et de la première représentation de La cantatrice chauve d'Eugène Ionesco en 1950 à la décade de Heidegger à Cerisy en 1955, de la publication de Mythologies de Roland Barthes en 1957 à l'exposition Manet en 1983. Mémorialiste dans la tradition de Saint-Simon et de Chateaubriand, Jean-Paul Aron se livre à une critique acerbe de la modernité. Il dénonce les «clans», les terrorismes et détrône les pontifes. Les modernes : la somme d'une époque et l'œuvre subversive d'un esprit libre. Un livre de vie face à la glaciation récente de la pensée, de la littérature et des arts.
Davermelle contre Rebusteau, la formule sur papier bleu l'annonce : la procédure est engagée, la justice en marche, le divorce inéluctable - Louis Davermelle veut rompre ses liens avec Aline Rebusteau pour en nouer légitimement d'autres avec Odile Milobert, sa cadette de vingt ans. Situation banale que complique le fait d'être le père de Léon, Agathe, Rose et Guy (respectivement dix-sept, quinze, treize et neuf ans), ses « Quatre » qu'il se refuse à perdre. Ç'est une arme entre les mains d'Aline qui ne se résigne pas à l'avoir perdu, lui. Une Aline désespérée, agressive, maladroite qui fait flèche de tout bois avec la rage de qui n est plus que Madame Ex tandis que pour Louis et Odile l'existence se révèle pleine de promesses et de réalisations - non sans à-coups où les Quatre, divisés en deux camps égaux de Papiens et de Mamiens, vont jouer un rôle prépondérant car la vie de famille présente un certain nombre d’inconvénients inhérents au rôle de maîtresse de maison, que celle-ci se nomme Aline ou Odile. Cette longue guérilla, Hervé Bazin la raconte avec la verve, le mordant, l'art du détail qui font de Madame Ex un de ses meilleurs romans et des plus poignants.
Bien qu'elle n'ait pas publié d'ouvrage d'ensemble sur la question féminine depuis "Le Deuxième Sexe" en 1949, Simone de Beauvoir n'a cessé de s'exprimer en de nombreux articles, interviews, préfaces, etc., et ses prises de positions l'ont constamment maintenue à l'avant-garde du féminisme. En étudiant tous ses textes et l'action militante de Simone de Beauvoir à partir de 1970, cet ouvrage présente un exposé clair, exhaustif et pénétrant du néo-féminisme beauvoirien qui, en de nombreux points, a évolué et s'est radicalisé. Où l'on voit que si de Beauvoir n'a pas varié, par exemple, quant à la nécessité pour chaque femme d'être économiquement indépendante, elle ne croit plus, désormais, à la libération des femmes par le seul avènement du socialisme et considère cette libération des femmes comme première et fondamentale pour une révolution globale engendrant de nouveaux rapports entre tous les êtres humains. Alors qu'on parle d'une stagnation du féminisme, la pensée de Simone de Beauvoir est plus que jamais provocante et singulièrement stimulante.
En finir avec le vertige des bilans, des tables rases et des sombres abandons où se complaît l'époque. Sur les ruines du Politique et de ses idéologies mortifères, risquer es travaux d'une Morale, à hauteur d'Homme et d'Absolu. Rendre sa chance à l'espérance et aux quelques valeurs simples qui soutiennent les révoltes et les insurrections de l'heure. Tel est le défi que lance aux idolâtres, aux nihilistes et aux désenchantés le Testament de Dieu. Filant patiemment cette unique et lancinante question : que peuvent être aujourd'hui, en cette fin de Temps qui ne se lasse pas de solder ses monstres à l'étal de barbarie, les principes et les fondements d'un antifascisme conséquent ? La réponse, Bernard-Henri Lévy est allé la quérir dans le texte biblique. Dans cette Parole immémoriale, gravée au burin d'une Lettre, qu'inventa le peuple de Moïse. Dans ces textes de Mémoire qui, depuis des millénaires, célèbrent les vertus de Droit, de Loi et & Universalité. Il parie, et démontre, que les prophètes du Livre sont aussi les fondateurs de l'idée neuve de Résistance. Qu'elle était là, déjà, de toute éternité, cette éthique d'insoumission à quoi le siècle nous oblige. Que nous avons des yeux pour ne pas voir, des oreilles pour ne pas entendre cet infini recours d'une tradition qui sauvait l'Homme en sauvant Dieu. Dieu est mort, disent-ils ? A l'âge de la mort de Dieu, et donc des chambres à gaz et des camps de concentration, on ne dira jamais assez l'urgence d'en appeler au Testament monothéiste.
Introduction au monde de la science moderne - Les actualités scientifiques illustrées en couleurs - Notre Terre - Plantes et animaux - Le corps humain - Sciences et techniques. Un livre entièrement en couleurs qui s'adresse à tous les membres de la famille.
Les Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine (ou plus simplement Fables de La Fontaine) consistent en trois recueils publiés entre 1668 et 1694, comptant 243 fables écrites en vers, la plupart mettant en scène des animaux anthropomorphes et contenant une morale au début ou à la fin.
Les contes enfantins servent à faire naître et grandir, en leur pure et douce lumière, les premières pensées, les premiers élans du coeur; mais on les appelle aussi Contes du foyer, car chacun peut jouir de leur poésie simple, s'enrichir de leur vérité et aussi parce qu'ils restent au foyer comme un héritage qui se transmet.
Mark Twain y raconte les péripéties d'un garçon du sud des États-Unis, Tom Sawyer, avant la guerre civile, dans la ville fictive de St. Petersburg, Missouri. Pour une part autobiographique, lieux, personnages et aventures sont inspirés de la vie de l'auteur, de sa famille et de ses camarades d'enfance.
Le roi est mort, vive le roi !" Ce matin de mai 1643, un nouveau soleil s'est levé sur le royaume de France. Sous l'oeil aimant d'une mère rompue à la politique, un roi-enfant découvre la charge que son sang et Dieu lui-même lui destinaient. Il sait pertinemment le poids qu'il lui faudra porter. Très vite, la Fronde vient inaugurer un douloureux apprentissage. Son amour pour sa mère, Anne d'Autriche, son respect pour Mazarin, un père de substitution qu'il ne peut s'empêcher de mépriser, son goût pour l'art, le jeu, les femmes et la chasse, rythment une adolescence à nulle autre pareille. Car, non content de devenir un homme, le jeune Louis doit incarner l'Etat, guider la France vers l'âge d'or qu'il lui a promis. Malgré les embûches, les blessures, les deuils, il lui faudra régner. Seul.
De sa naissance à l'appel du 18 juin. L'homme qui incarnait la France éternelle De l'adolescent qui, en 1905, veut être officier et rêve de sauver son pays, au général de brigade qui, à Londres, le 18 juin 1940, s'assied face au micro et lance son appel, il y a le sillon d'une volonté qui ne transige jamais. Il y a la certitude de porter en soi un destin. Il y a le courage d'affronter la mort, comme à Verdun en 1916, et d'accepter la solitude, comme dans les années trente, face à des chefs conformistes. Mais aussi le courage de l'homme qui berce sa petite fille handicapée. De 1890 à 1940, il y a le surgissement d'un homme qui va incarner, pour la France, le XXe siècle. De Gaulle disait : "La France ne peut être la France sans la grandeur." Illusion magnifique ? Vérité profonde ? Sa vie répond. C'est littéralement à travers les yeux de De Gaulle que nous voyons et vivons l'Histoire.
" Le héros de l'histoire est le frère du héros de roman " André Malraux. De Gaulle est seul. Il a 49 ans. Le 18 juin 1940, il lance un appel à la résistance. Mais qui l'entand? La France est vaincue, occupée. Elle écoute le vieux chef: Pétain. Pour De Gaulle, éxilé à Londres, inconnu, condamné à mort par Vichy, c'est "la solitude du combattant".... C'est cette aventure fabuleuse que Max Gallo raconte ici, en suivant pas à pas De Gaulle. Et on découvre une histoire inconnue: celle d'un homme qui doute, qui dit: " Il faut le coeur bien accroché et la France devant les yeux pour ne pas envoyer tout promener "....
La douceur des aubes du Val de Loire et le fracas des guerres d'Italie ouvrent les espoirs "antiquisants" d'une Renaissance jusque là médiévale. Mais le XVIème siècle s'enfonce dans les nuits de massacre et d'incendie des interminables guerres de religion. Un court répit - la "poule au pot"- et une longue gestation dans le sang, la faim et les larmes marquent le début de la Monarchie absolue, que souligne la gloire apaisée de Versailles : elle réconcilie le roi et son peuple maintenant avide de tranquillité et de stabilité. Toute gloire, cependant, est éphémère... Le XVIIIème siècle s'illumine du sourire du Régent, mais la douceur de vivre se mue rapidement en une ironie critique, celle des "philosophes". Quand l'immense prospérité commerciale et maritime de la France s'atténue en fin de siècle, un roi malchanceux - en dépit du dernier rayon de gloire, qui est américain - voit surgir les redoutables lendemains des journées révolutionnaires.
L'action se passe quelque part en Europe. 35 000 ans avant notre ère. Ayla, petite fille de cinq ans, est séparée de ses parents à la suite d'un tremblement de terre; Elle est recueillie par une tribu qui l'adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle une "autre" espèce plus évoluée. Ayla appartient déjà aux hommes de Cro-magnon, alors que le clan d'adoption en est encore au stade du Néanderthal. Certes Iza la guérisseuse, Brun le chef, Mog-ur le sorcier lui enseignent leur vie communautaire, leurs rites, leurs peurs et leurs audaces. Mais Ayla, moins velue, plus élancée, les surprend par sa puissance de raisonnement qui lui permet de s'adapter, de réagir rapidement et de ne plus être totalement dépendante de l'environnement. Avec les années, elle les dépasse, en taille, en savoir et en caractère. Elle s'oppose souvent à leurs coutumes, enfreint leurs règles. Souvent, le clan songe à la supprimer. Violée par le fils de Brun, Ayla mettra au monde un garçon dont l'apparence physique annonce d'ores et déjà l'inéluctable évolution de l'espèce. A La mort d'Iza, sa protectrice, Ayla chassée du clan quittera la caverne pour tenter de retrouver ses semblables.
Tuesdays 2-6pm
Thursdays 10am-2pm
Saturdays 10am-12pm
Alliance Française Silicon Valley
Los Gatos, CA 95032